jeudi 6 février 2014

Nullarbor

Traversée de Nullarbor
Avant la traversée du désert nous sommes passés par Port Augusta. Nous n’aurons aucune photo, mais cela vaut quand même la peine pour nous d’être cité, car nous avons détesté.
La ville était moche, l’ambiance lugubre et ça sentait plus que mauvais.
Imaginez un petit village perdu de deux rues (comme souvent) avec des gens aux allures bizarres qui vous regardent drôlement, le tout au milieu de maisons grisonnantes et tristes accompagné d’une odeur d’usine, d’eau stagnante,…
Bref on y a quand même dormi une nuit car la journée était bien avancée (mais on s’est mis bien au chaud dans notre Biggy national et douillet).

Le lendemain matin, ni une, ni deux ; après avoir fait le plein d’eau, d’essence, de biscuits, de pâtes, de fruits,… ;  nous avons pris la route pour traverser le désert de Nularbor (ce qui signifie en langage aborigène : sans arbre).
En effet Nullarbor est une gigantesque plaine avec très peu voir pas du tout d’arbres à certains endroits.
Ce n’est pas une destination à proprement parlé, mais un passage obligé pour aller dans l’Ouest, qui nous fait réaliser encore plus les grandeurs du pays.
Nous prévoyons de traverser les 1875 km en 5 jours cette route qui est presque tout le temps en ligne droite (pas de virages et quasiment pas de vallons).
Nous croisons quand même plusieurs véhicules par jour. Il est de coutume de faire signe aux conducteurs que l’on croise (signe de soutient entre conducteurs). C’est très sympathique d’ailleurs.
Et plus les heures passent, plus les signes sont originaux. (Pas la fenêtre, deux doigts, trois doigts,  insistants,…bref…on s’occupe comme on peut).

Première journée : nous foulons le bitume pendant pas loin de 500 km…c’était un peu long mais pas une mauvaise journée.
En plus, nous dormons dans un vrai camping  nous étions heureux :D car nous ne le faisons pas souvent et on ne s’attendait pas à en trouver dans le désert). Même si la journée était bonne, nous n’avons pas envie de faire encore 4 journées comme ça, nous décidons donc de rouler un maximum le lendemain et d’aller au finish le jour d’après afin de régler l’histoire en trois jours.

Deuxième jour : jour de canicule (plus de 40 degrés), pas d’ombre, pas de vent, pas de clim…bref la journée est pénible.
On transpire, on sue, on boit, on ne parle pas, on a chaud…haha…quel tableau.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à « Border village » ; la frontière entre le South Australie et le Westen Australia. Malheureusement pour nous, nous pensions qu’elle arrivait sur la fin du voyage, il nous reste donc quelques oranges, une nectarine et une demi -pastèque que nous devons jeter.
Heureusement, nous pouvons sauver les carottes si nous coupons les extrémités. Hop, sur le bord de la route, Sarah coupe les carottes.
Après environ 10h de route on se pose sur aire de repos bien ombragée et quand Sarah coupe le moteur, il y a un drôle de bruit.
On écoute, on tourne un peu, on regarde si quelque chose coule…ah non, c’est juste le liquide de refroidissement qui fait des bulles (bouillir).
Hum il était temps qu’on s’arrête.
Kévin remplit la douche solaire avec de l’eau de notre bidon…mais nous devrons attendre qu’il fasse noir depuis un moment pour enfin la prendre, elle était trop chaude.
La fraicheur à commencé à se faire sentir  vers 23h.
Quelle aventure les amis.










Le troisième jour : à notre plus grand bonheur, il faisait tout gris. Youpiiie



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